Massification des achats de l'Etat : le FEB ne lâche rien pour défendre les PME

La FEB continue son action contre la centralisation des achats de l'Etat malgré deux réunions infructueuses à Matignon puis à Bercy. Elle mène aujourd'hui le combat en ralliant à sa cause des députés, des sénateurs et des élus locaux. Face au risque d'une forte baisse d'activité des entreprises de son secteur et à la possible destruction de milliers d'emplois, elle peut également compter sur le soutient de quatre syndicats de salariés.

La levée de boucliers de la fédération de l'équipement du bureau et de la papeterie (FEB) contre la création du SAE (Service des achats de l'Etat créé par un décret du 17 mars 2009) n'est pas finie. Loin s'en faut. Le mercredi 31 mars au matin, une délégation du syndicat professionnel, a été reçue au ministère du budget. « Il y a six mois, nous étions à Matignon pour dire que la massification des achats de l'Etat menace de nombreux emplois et de PME, notamment dans notre secteur. Nous n'avons pas été entendus, explique Jackie Troy qui conduit la délégation. La réunion d'aujourd'hui à Bercy n'a pas donné plus de résultats ». Regrettable, selon la FEB dont certains adhérents ont déjà commencé à ressentir les effets du décret créant le SAE. Par exemple, avec l'hôpital de Bayonne qui dispose d'un parc de 80 MFP et qui devait relancer un appel d'offres en décembre dernier. Le directeur de l'établissement a dû passer par l'UGAP et écarter de fait son prestataire local suite à une note reçue du SAE.

La FEB n'en reste pas moins bien décidée à ne rien lâcher pour obtenir l'allotissement au niveau régional des marchés d'achats courants et la suspension de la centralisation de ces marchés. Prenant les devants de la réunion de ce mercredi dont elle avait anticipé l'échec, elle a mis en place une union sacrée avec les organisations syndicales de salariés des métiers qu'elle représente (commerce de détail de papeterie, fourniture de bureau, bureautique et informatique, librairie). Ce rapprochement a déjà abouti à une déclaration commune signée par la CFE-CGC, la CGT, CGT-FO et la CFTC. De quoi agiter le spectre d'une agitation sociale si les choses ne finissaient pas par avancer. Difficile, en effet, pour les syndicats de salariés de ne pas être fortement préoccupés par la menace d'une suppression de 20 à 25 000 emplois (estimation de la FEB) que fait peser la centralisation des achats de l'Etat dans les seuls métiers représentés par la FEB.

"Il faut 40 K€ pour remettre un chômeur au travail. Si l'on supprime des dizaines de milliers d'emplois, où est l'économie ?"...

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