« Microsoft réfléchit encore à élargir le réseau de distribution de Surface, et cela se fera »

Alain Bernard, directeur de la Division PME/PMI et Partenaires de Microsoft

Alain Bernard, directeur de la Division PME/PMI et Partenaires de Microsoft

A la veille de la conférence de rentrée de Microsoft France, Alain Bernard, le directeur de sa Division PME/PMI et Partenaires, revient sur les grands événements du dernier exercice de l'éditeur et les grandes orientations de son actions en faveur des revendeurs en ce début d'année fiscale.

Distributique.com : Que faut-il retenir, selon vous, du dernier exercice de Microsoft qui s'est achevé en juin dernier.

Alain Bernard :
Ce fut une année incroyable en termes de lancement de produits, en commençant par celui de Windows 8. La nouvelle version de notre système d'exploitation constitue le socle de la stratégie de Microsoft qui vise à proposer la même expérience utilisateur sur tous les formats de terminaux. Les fabricants ont adhéré à cette approche comme le montrent les nombreux PC et tablettes équipés de Windows 8 qu'ils ont mis sur le marché suite à la sortie de de l'OS.

L'exercice 2012-2013, c'est aussi le lancement par Microsoft de ses tablettes Surface Pro et RT. Elles permettent à Microsoft de rentrer sur le marché du hardware mais aussi d'encourager ses partenaires constructeurs à améliorer encore la qualité de leurs propres tablettes. Alors que nous vendions initialement ce produit en direct, nous avons commencé cet été à permettre à certains de nos partenaires de commercialiser eux aussi le produit. En France, sept revendeurs certifiés en ont la possibilité depuis le mois d'août.

Dans cette liste d'éléments marquants, je citerai également l'ouverture de la vente des licences Office 365 à nos partenaires en février 2013. Initialement, nous avions limité cette possibilité de revente à deux offres packagées. Les remarques que nous ont faites nos partenaires nous ont montré qu'il n'est toutefois pas facile pour eux de ne vendre que des offres packagées. En réaction, nous leur avons donné la possibilité de commercialiser l'ensemble des références d'Office 365 depuis cet été.

Le lancement de notre offre d'infrastructure « as a service » sur notre cloud public Windows Azure fut également un moment important de l'exercice 2012-2013 de Microsoft.


Distributique.com : Pourquoi Microsoft a-t-il choisi de limiter à quelques partenaires le réseau de distribution autorisé à commercialiser la tablette Surface ?

Alain Bernard :
Etre un fournisseur de matériel n'est pas dans les gènes de Microsoft. C'est pourquoi nous y allons étape par étape. Comme je le disais, nous avons commencé à proposer notre tablette en direct. Aujourd'hui, elle est disponible dans la vente indirecte, à travers, pour ce qui est de la France, des revendeurs SCC, Computacenter, Econocom, Betchlet, Inmac, Insight et LAFI. Ils sont eux-mêmes approvisionnés par les grossistes Also (ex-Actebis), Tech Data et Ingram. Il est vrai que cette limitation actuelle du réseau de distribution de Surface engendre des plaintes chez certains de nos revendeurs. Mais nous réfléchissons bien sûr à élargir le nombre de revendeurs pour qui Surface sera disponible, et cela se fera.


Distributique.com : En dépit de tous les lancements et autres mesures prises pour élargir la palette d'offres de Microsoft commercialisables par ses revendeurs, on a pu lire dans la presse que l'activité commerciale de Microsoft France n'a pas été très satisfaisante lors de l'exercice 2012-2013....

Alain Bernard :
Il a effectivement été avancé que nous aurions vu notre chiffre d'affaires baisser de 5%. C'est complètement faux. J'ajouterai même que si l'on se penche uniquement sur l'activité entreprise de Microsoft France, dans laquelle se situe la division PME que je dirige, elle a obtenu une belle progression de ses revenus sur un marché global de l'IT compliqué.

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