« Orange veut être le premier opérateur de l'ère Internet »

Stéphane Richard, PDG d'Orange, a détaillé une foule d'innovations attendues d'ici 2014.

Stéphane Richard, PDG d'Orange, a détaillé une foule d'innovations attendues d'ici 2014.

Après une première expérience l'année dernière à St-Denis, Stéphane Richard a de nouveau invité la presse et les partenaires pour un grand show à l'américaine. Au programme : innovation, open data, mobile banking et start-ups.

Après les docks de St-Denis en 2012, Stéphane Richard, le PDG d' Orange, a réservé la Maison de la Mutualité pour son rendez-vous Hello 2013. Comme l'an passé, l'idée était de mettre en avant les innovations de l'opérateur dans les domaines de la mobilité, du cloud et des services. Un acteur qui ambitionne de devenir le 1eropérateur de l'ère Internet pour reprendre les termes de M. Richard. Pendant une trentaine de minutes, le dirigeant, un peu plus à l'aise sur scène que l'année dernière mais loin des showmen que sont Larry Ellison, John Chambers, Marc Benioff ou encore Joe Tucci, a égrené les produits et services à venir. Si certains produits n'auront qu'une carrière anecdotique - le vidéoprojecteur connecté le Bloc conçu avec AwoX et Cabasse par exemple qui fait furieusement penser au NAS d'Orange -  d'autres méritent un peu plus d'attention.

Les services bancaires mobiles pour commencer. Bénéficiant de l'expérience issue de la plate-forme Orange Money en Afrique (8 millions d'utilisateurs dans 14 pays), l'opérateur va proposer un service similaire en France baptisé Orange Cash. Cette plate-forme de mobile banking, développée avec Visa, est en fait une carte de paiement adossée à un compte prépayé qui peut être alimenté par une vraie carte bancaire associée à une carte SIM. « Orange Cash prend la forme d'une application que vous téléchargez sur votre smartphone », a expliqué M. Richard. Bon point, il est possible de générer un numéro de carte bancaire virtuelle utilisable une seule fois pour régler des achats sur le web ou payer des factures. En plus de concurrencer des plates-formes comme Paypal, Paylib ou Buyster, Orange veut s'imposer sur le segment des solutions de paiements physiques que le NFC. Sur les smartphones compatibles, l'app Orange Cash permettra en effet de paiement sur un terminal sans contact. Ce service sera tout d'abord proposé à Caen et Strasbourg avant d'être étendu à la France entière au second trimestre 2014. Une solution baptisée Paiement pro a également été développée avec Ingenico à destination des petites entreprises pour l'encaissement. Elle se présente sous la forme d'un terminal de paiement mobile connecté en Bluetooth à un smartphone.

Orange Fab arrive en France

Toujours dans le domaine de l'innovation Orange va lancer pour la seconde édition de son programme Orange Fab dans la Silicon Valley et pour la première fois en France, en Pologne et au Japon. Pascale Diaine d'Orange Fab nous a expliqué que le même programme sera appliqué en France, à savoir un appel à candidatures, 30 start-ups sélectionnées avant d'en choisir 6 qui bénéficieront de 20 000 $ chacune et des facilités qu'Orange leur fournira. Les fondateurs de Phone Halo, un système de tracking d'objets, et de Soil IQ, une app pour contrôler la croissance des plantes, sont d'ailleurs venus présenter leur solution sur les espaces de démonstration à la Maison de la Mutualité. Comme l'a dit Stéphane Richard sur scène, « nous allons pousser nos murs pour faire plus de place aux étudiants, ingénieurs et entrepreneurs du digital pour inoculer l'ADN des start-ups dans notre culture ».

Dernier point mis en avant ce matin par le PDG d'Orange, l'open innovation avec le partage des API maison et l'anonymisation des données concernant les clients qui permet d'exploiter des informations comme la circulation des personnes dans le cadre de projets open data. Le dirigeant a cité une initiative à Marseille  avec des données collectées auprès de volontaires destinées à faciliter le travail des urbanistes et des spécialistes des transports pour les projets de la ville et de la collectivité territoriale. Stéphane Richard a bien sûr tenu à rassurer les utilisateurs quant à l'exploitation de leurs métadonnées avec une charte en quatre points : sécurité des données, contrôle de leur utilisation, transparence sur le traitement et protection de la vie privée. Une initiative bienvenue à l'heure de l'exploitation frénétique des données clients sur Internet.

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