Syntec Numérique et Tech in France fusionnent pour créer le syndicat Numeum

Les présidents et administrateurs de Syntec Numériques et Tech in France pour la création d'un syndicat commun Numeum. (Crédit S.L.)

Les présidents et administrateurs de Syntec Numériques et Tech in France pour la création d'un syndicat commun Numeum. (Crédit S.L.)

16 ans après la création de l'Afdel, les deux frères ennemis défendant les intérêts sectoriels des éditeurs et des SSII ont décidé de se regrouper pour peser un peu plus sur le débat de l'économie numérique en France.

Conférence de presse laborieuse ce matin pour le lancement du syndicat Nuemum, qui rassemble Syntec Numérique et Tech in France (l'ex Afdel créée en 2005) avec, d'un côté, Geoffroy de Benzmann et Véronique di Benedetto de Syntec et, de l'autre, Pierre-Marie Lehucher et Maylis Staub de Tech in France. Précisons pour être tout à fait honnête que les interventions des représentants de Syntec étaient de loin les plus pertinentes et les plus concises (nous vous invitons à revoir le replay s'il est disponible). Durant 1 à 2 ans, la direction du syndicat sera assurée par une coprésidence - M. de Benzmann et M. Lehuchet - avant des élections pour désigner un nouveau président. Un seul délégué général, Philippe Tavernier, pilotera le syndicat avec à ses côtés François Leymarie, a précisé le président de Berger Levrault.

Six mois de discussions ont été nécessaires entre le syndicat et l'association pour rapprocher les deux organismes « qui pèsent, mais dispersent les messages en ne travaillant pas ensemble en France, a expliqué Geoffroy de Benzmann. « Aujourd'hui Syntec Numérique et Tech in France sont deux organisations très françaises et on veut étendre ». La question est toutefois de savoir ce que représentent exactement Numeum, une agrégation de numérique et d'homme ou home selon Veronique di Benedetto. Doté d'un budget de 7 millions d'euros, Numeum rassemble 2300 entreprises en France selon ses représentants. Comme hier, ce syndicat est porté par des SSII et des éditeurs de logiciels avec un bureau de 36 membres répartis à parts égales entre les deux groupes. La question est toutefois de savoir si des fournisseurs (éditeurs, SSII et quelques start-ups) sont les mieux placés pour parler de l'économie numérique française. Le numérique ne se limite pas aux biens et services marchands et à la défense d'intérêts sectoriels. D'autant que Numeum compte toujours parmi ses membres des acteurs anglo-saxons et allemand (SAP), qui contribuent activement, mais ne président pas assure M. de Benzmann. « Ce sont de bons partenaires ».

Ambition européenne

Pour aller plus loin, revenons sur les trois principaux axes de Numeum mis en avant par Véronique di Benedetto. « Le numérique au service de l'humain avec la formation et l'accompagnement des reconversions professionnelles, le numérique au service de la société pour contrebalancer le discours négatif sur la décroissance sans éluder l'impact du numérique sur l'environnement, et enfin tout ce qui touche à l'impact économique et à la transformation des entreprises et des organismes gouvernementaux », a indiqué la dirigeante d'Econocom. « Nous sommes un acteur responsable et décidé, mais bâtir en Europe des hyperscalers comme ceux avec qui nous travaillons aujourd'hui  - je n'ai pas besoin de les citer - est un rêve »  a précisé le président de Devoteam. « Nous sommes partisans de chercher la croissance là où elle est avec indépendance et autonomie plutôt que souveraineté ».

La réunion de Syntec et de Tech in France n'entrainera toutefois pas de regroupement général. « Nous n'avons pas vocation à devenir carnivore mais une agora, [...] sauf quand il est essentiel de mutualiser les ressources ». Numeum entend ainsi poursuivre et développer les discussions avec d'autres associations - le Cigref, le Cinov ou l'ANDSI par exemple - et installer une représentation à Bruxelles pour siéger au board de Digital Europe, a indiqué M. Lehuchet. « Des discussions sont également engagées avec nos confrères allemand et anglais ».

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