Antitrust : La Commission européenne enquête sur Apple

Bruxelles enquête pour savoir si les conditions édictées par Apple pour distribuer des apps mobiles sur son App Store enfreignent les règles de concurrence de l’UE. (Crédit : App Store)

Bruxelles enquête pour savoir si les conditions édictées par Apple pour distribuer des apps mobiles sur son App Store enfreignent les règles de concurrence de l’UE. (Crédit : App Store)

La Commission européenne a ouvert deux enquêtes à l'encontre d'Apple concernant des pratiques anti-concurrentielles relatives à ses services App Store et Apple Pay. Spotify et Rakuten sont à la manoeuvre pour tenter de faire plier la firme à la pomme.

Sous la surveillance de la Commission européenne depuis des années, Apple a semble-t-il franchi cette fois la ligne jaune. Après les Etats-Unis, qui ont ouvert la voie en 2019 à un procès pour pratiques anti-concurentielles relatives à son service App Store, c'est au tour de l'institution européenne d'ouvrir deux enquêtes antitrust. « Il semble qu'Apple ait obtenu un rôle de gardien concernant la distribution des applications et du contenu aux utilisateurs des appareils populaires d'Apple », a déclaré la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager dans un communiqué.

Cette procédure intervient un an après que le service de streaming Spotify s'était plaint d'une promotion non équitable des services de streaming tiers sur l'App Store ainsi que des frais de 30% pratiqués envers les développeurs d'applications. En mars 2020, Kobo, le service de diffusion de livres dématérialisés et de vidéos à la demande appartenant au géant japonais Rakuten, s'est également engouffré dans une bataille juridique contre la firme à la pomme pour ces motifs, tout comme le fabricant d'applications de tracking Tile.

Apple à l'offensive pour défendre ses pré-carrés

Outre l'App Store, c'est également Apple Pay qui est dans la ligne de mire de la commissaire à la Concurrence. Le service de paiement mobile est en effet le seul à profiter sur les terminaux iPhone et iPad des fonctions « tap and go » du constructeur américain, ce qui en fait un avantage concurrentiel indéniable. De surcroît, Apple ne permet pas à d'autres fabricants d'y accéder. Bruxelles a vu rouge et estime qu'il y a maintenant lieu de requalifier ces arguments en pratiques anti-concurrentielles.

Les enquêtes engagées à l'encontre d'Apple n'ont pas manqué de faire réagir ce dernier : « Il est décevant que la Commission européenne avance les plaintes sans fondement d'une poignée d'entreprises qui veulent simplement un accès gratuit sans suivre les mêmes règles que tout le monde », a déclaré le fabricant d'iPhone dans un communiqué. « Nous ne pensons pas que ce soit juste - nous voulons maintenir des règles du jeu équitables où toute personne déterminée et ayant une excellente idée peut réussir. » En montant au créneau de la sorte, Apple est bien décidé à tout faire pour garder sa complète main-mise sur le fonctionnement (rétribution, promotion...) de ses services App Store et Apple Pay. Reste seulement à savoir s'il sera en mesure de résister et de riposter juridiquement pour défendre ses arguments et ses pré-carrés sans trop de casse.

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