Atos : Yves Bernaert jette l'éponge, le DAF prend la relève

Paul Saleh, ancien DAF d'Atos vient d'être nommé directeur général du groupe. (Crédit Photo : Atos)

Paul Saleh, ancien DAF d'Atos vient d'être nommé directeur général du groupe. (Crédit Photo : Atos)

Le feuilleton Atos continue avec la nomination de Paul Saleh en tant que directeur général. L'ancien directeur financier du groupe aura la charge de négocier la lourde dette de la SSII auprès des banques. Atos précise dans le même temps ne pas avoir enclenché de procédure de conciliation.

Encore un rebondissement chez Atos qui confie les rênes à un spécialiste Paul Saleh. En effet, dans un communiqué, la SSII vient d'annoncer la nomination de l'ancien directeur financier au poste occupé par Yves Bernaert. Ce dernier quitte l'entreprise, après seulement 4 mois d'activité, « pour une différence de point de vue sur la gouvernance pour ajuster et exécuter la stratégie ». Il avait alors comme feuille de route : redresser Atos, finaliser la séparation des activités et gérer le futur groupe Eviden.

Au côté de Paul Saleh, il a mené les négociations avec EPEI, le fonds de Daniel Kretinsky pour les activités Tech Foundations. Or selon les Echos, les chances d'aboutir à un accord sur la cession de la branche infogérance sont minces. Une réunion doit avoir lieu cette semaine entre Jean-Pierre Mustier, président du conseil d'administration et Daniel Kretinsky pour tenter de sauver cette opération. Dans le même temps, Paul Saleh avec Carlo d'Asaro Biondo (general manager group) négocient la vente de la branche BDS (big data et cybersécurité) à Airbus pour 1,5 à 1,8 Md€.

Un profil financier utile

Des opérations nécessaires pour Atos qui doit faire face au remboursement d'une dette de 5 Md€ (2,3 milliards d'euros net, après prise en compte de la trésorerie). La moitié de cette dette doit être remboursée en 2025 et oblige la SSII à renégocier un accord avec les banques. Le profil financier de Paul Saleh trouve donc toute sa pertinence dans ce cadre. Mais les discussions patinent, selon nos confrères du Monde et du Figaro. A tel point que le déclenchement d'une procédure de conciliation est envisagé, même si le groupe dans son communiqué indique « qu'il n'a pas déposé de demande de désignation d'un mandataire ad hoc ou d'ouverture d'une procédure de conciliation ».

Pour être complet, Atos a nommé Jacques-François de Prest comme directeur financier et a procédé à des changements au conseil d'administration. Sujatha « Suja » Chandrasekaran (ayant une expérience internationale dans plusieurs grands groupes) et Monika Maurer (directrice générale de Radio Frequency Systems) font leur entrée en tant qu'administratrice indépendante. Bien que OnePoint soit monté au capital d'Atos pour en devenir un actionnaire de référence, la SSII n'a en revanche toujours pas répondu à ses demandes d'intégrer des administrateurs à son conseil. Ces changements et les incertitudes sur l'avenir financier d'Atos inquiètent les investisseurs, le cours de l'action a chuté de 15% dès l'ouverture de la bourse à 4 euros.

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