C'est la quille pour Bill Gates

Tout le monde le savait depuis longtemps. Mais cette fois, ça y est. Bill Gates quitte Microsoft pour se consacrer à sa fondation Bill et Melinda Gates. Bien sûr, il avait déjà passé les manettes opérationnelles à Steve Ballmer en 2000. Depuis, Ray Ozzie a pris en main l'architecture logicielle et Graig Mundie le management technique. Bill Gates reste, bien entendu, membre du conseil d'administration de son entreprise. Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, que l'on soit pro-libre ou pro-brevet logiciel, que l'on envie ses milliards de dollars ou qu'on admire ses actions humanitaires, Bill Gates reste un des incontestables pionniers de la micro-informatique. Son image est telle que certains pensent qu'il a inventé la souris, les interfaces homme-machine à fenêtrage, voire Internet. Incroyable, quand on sait que Microsoft a même failli rater le virage du grand village mondial. Reste que Bill Gates a su faire du PC et de la bureautique des outils indispensables. Et ce, avant tout le monde. Visionnaire, il a compris l'intérêt de développer MS Dos à la demande d'IBM avant de lui souffler le marché des OS pour PC et de tuer un OS/2 à peine sorti de l'oeuf. Que dire de Word, devenu synonyme de traitement de texte ? Et d'Excel qui joue encore souvent le rôle central, parfois même celui d'un progiciel de gestion, dans beaucoup d'entreprises. On a beau crier à la mauvaise qualité des logiciels, personne ne peut nier le génie marketing de l'homme. Le navire Microsoft assailli de mauvaises nouvelles Ces derniers temps, pourtant, le petit Google devenu grand est venu chatouiller l'ego du patron de Microsoft. Même s'il s'en défend : « Je dois dire que c'est plutôt drôle d'être le suiveur (en ce qui concerne les moteurs de recherche), a-t-il déclaré à l'occasion de la manifestation Advance08 à Redmond le 21 mai dernier. Et du coup, nous avons fait plus d'efforts que nous n'avions jamais fait pour bâtir une belle équipe sur le sujet. » Les mauvaises langues jasent pourtant. Pour une fois, il existe un domaine dans lequel Microsoft n'est plus le numéro un. Serait-ce la vraie raison pour laquelle Bill quitte le navire ? Il faut dire que les mauvaises nouvelles n'ont pas manqué ces derniers mois. Des critiques nombreuses et sévères de Vista - au point qu'Intel lui-même ne s'en équipe pas - jusqu'au feuilleton pathétique du rachat raté de Yahoo en passant par les incessantes attaques en monopole de l'Union européenne ou le tollé international consécutif à la normalisation ISO de son format OOXML, rien ne lui aura été épargné. Sans compter que se profile le retour de son ennemi intime, Steve Jobs, dans l'entreprise et l'invasion du modèle SaaS. Bill Gates préfère consacrer sa fortune à des actions caritatives Contraint ou pas, il semblerait bien que Bill Gates ait définitivement choisi la voie caritative. Il a créé sa fondation en 2000 avec sa femme pour venir en aide aux plus démunis. « C'est mieux pour la société et mieux pour mes enfants si l'immense fortune que j'ai eu la chance d'engranger revient à des causes importantes, comme l'accès aux technologies, l'éducation, la recherche médicale, les services sociaux, etc. », avait-il déclaré en 1998. Selon Megan Sather, porte-parole de la fondation, plutôt que de se consacrer à des projets précis, Bill Gates « va d'abord travailler à augmenter la prise de conscience sur certains sujets clés. Cela inclut les soins médicaux - en particulier la fourniture de vaccins pour des maladies infantiles rares ou l'aide à l'arrêt de l'expansion du sida en Afrique - et l'apport de nourriture et de méthodes agricoles durables aux nations les plus pauvres. »

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