Céleris étend son modèle de revendeur atypique aux équipements OCP

Raphaël Maurice (à gauche), DG associé de Céleris, et Erwan Quimbert, directeur technique de l'entreprise. Crédit photo : D.R.

Raphaël Maurice (à gauche), DG associé de Céleris, et Erwan Quimbert, directeur technique de l'entreprise. Crédit photo : D.R.

Le centre technique du revendeur Céleris accueille des racks d'équipements pour data centers certifiés par l'Open Comput Project. L'entreprise a investi 150 K€ pour faire la démonstration de ces produits économiques et éco-responsables dont elle espère tirer 5 à 10 M€ de chiffre d'affaires d'ici deux ans.

L'urgence climatique rend les entreprises toujours plus regardantes sur l'impact écologique de leurs équipements IT. Elles n'en continuent pas moins de vouloir acheter au meilleur prix les matériels correspondant à leurs besoins. Pour proposer une offre satisfaisant à tous ces critères, le revendeur Céleris a rejoint l'organisation Open Comput Project (OCP) en 2017. Il en a obtenu le label centre d'expertise en janvier dernier.

A l'origine de la création de l'OPC en 2011, on trouve Facebook qui souhaitait disposer de serveurs plus compacts, moins énergivores et dénués de toutes caractéristiques ne contribuant pas à leur efficacité. Aujourd'hui, plus de 200 entreprises (Microsoft, Intel, Rackspace, etc.) travaillent autour de ce concept. éeleris veut le faire adopter par les acteurs de la web tech et du e-commerce français qui constituent 70% de sa clientèle.

Un modèle agnostique en termes de fournisseurs

« A l'heure actuelle, l'activité que nous développons autour de l'OCP ne représente que 500 à 600 K€ de revenus. C'est encore peu ramené à notre chiffre d'affaires global de 52 M€ en 2019. Mais nous ambitionnons de porter ce montant de 5 à 10 M€ d'ici deux ans », expose Raphael Maurice, directeur général associé de Céleris. Pour atteindre cet objectif, le revendeur a étendu son modèle de vente aux matériels (serveurs, réseaux, stockage) certifiés par l'organisation. Ledit modèle consiste en substance à oeuvrer comme une société de conseil en acquisition d'équipements pour data centers. « Lorsqu'un client vient directement vers nous, nous sommes agnostiques en termes de fournisseurs. Nous fixons notre marge avant même que le choix du matériel n'ait été arrêté. Les entreprises connaissent notre prix d'achat et nous les laissons même le négocier avec le constructeur retenu si elles le souhaitent », explique Raphael Maurice.

Afin de guider les clients dans leur choix d'équipements, Céleris s'est initialement doté d'un laboratoire de cinq racks où ils héberge la quasi-totalité des plateformes de Dell, HP, Lenovo et Huawei. Les entreprises peuvent en outre tester le matériel avant de passer commande. « Nous avons rajouté deux racks dans ce laboratoire pour héberger les plateformes d'une dizaines de fournisseurs labellisés OCP, comme Quanta, Gibabyte, Wiwynn ou encore Hives », détaille le dirigeant. Ce dernier investissement se chiffre à environ 150 K€.

Les hébergeurs résistent à l'OCP

Mais malgré les 20% d'économies qu'il génèrerait sur le cout total d'un projet, sans compter la réduction de l'impact environnemental, l'OCP rencontre des résistances. Elles viennent principalement des hébergeurs qui ont moins de services et de mètres carrés à vendre en accueillant des matériels labellisés OPC. Néanmoins, on peut raisonnablement penser que ces réticences ne dureront pas. Aux dires du cabinet d'études IDC, le marché mondial de l'OCP devrait en effet connaître une croissance annuelle moyenne de 16% entre 2020 et 2024. Il représentera ainsi 33,8 Md$ dans quatre ans. La demande provenant des entreprises lambda, par opposition à celle des opérateurs de data centers, devrait connaître une hausse de 23,8% au cours de la même période.

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