Compufirst atteint pour la première fois l'équilibre et prépare sa diversification

Lionel vargel, président de Compufirst.

Lionel vargel, président de Compufirst.

Le revendeur a dégagé un bénéfice net de 19 K€ et des revenus en hausse de 16% lors de son dernier exercice. Depuis peu, il s'attelle à la diversification de son activité vers les métiers d'éditeur et de prestataire en webmarketing.

Le revendeur en ligne Compufirst a franchi un cap important lors de son exercice 2013 clos en juin dernier. Durant cette période, cet acteur du marché BtoB créé en 2006 a publié un résultat opérationnel et un bénéfice net pour la première fois dans le vert, respectivement de 49,5 K€ et 19 K€. Impressionnant, lorsque l'on sait que la société perdait encore 335 K€ lors de l'exercice précédent et que son chiffre d'affaires n'a crû « que » de 15,8%. « A mi parcours de notre exercice 2014, nos facturations ont déjà progressé de 16,7% à périmètre comparable de notre année 2013 », ajoute Lionel Vargel, le président de Compufirst. Initialement, le revendeur IT ambitionnait d'être bénéficiaire deux ans plus tôt mais la crise a retardé la réalisation de cet objectif.

Pour son dirigeant, la croissance de la société s'appuie sur une conjonction de facteurs. En premier lieu, une popularité grandissante et une capacité à acquérir sur le web de nouveaux clients que les commerciaux sédentaires du revendeur travaillent ensuite. Compufirst revendique à l'heure actuelle un portefeuille de 13 000 entreprises et dit ouvrir entre 160 et 170 nouveaux comptes par mois. Environ 95% de son chiffre d'affaires est réalisé avec des clients existants. La société pense qu'elle tire également partie de l'évolution des mentalités dans les entreprises qui s'opère avec la montée en puissance de la génération Y. « Ces acheteurs demandent beaucoup de réactivité, ce à quoi nous répondons grâce à l'usage central du web dans notre modèle d'affaires. Il s'agit aussi d'une clientèle pour qui voir les commerciaux des fournisseurs n'est pas aussi important que pour ses aînés. Elle n'a donc pas de problème avec le fait que notre force de vente soit exclusivement sédentaire », estime Lionel Vargel. Enfin, bien que les médias ne parlent de sortie de crise que depuis quelques mois, Compufirst a constaté que le retour des investissements des entreprises s'est opéré depuis déjà plusieurs trimestres et lui profite.

Biorim, un ERP maison qui va devenir une produit commercial

Désormais rentable, la société travaille sur de nouveaux chantiers qui doivent lui permettre de diversifier ses sources de revenus en dehors de son activité historique de revendeur IT. « Grâce au soutient d'Oséo, nous avons pu créer notre propre ERP, Biorim, dont le développement s'est achevé en 2010. Deux ans plus tard, nous en avons équipé la société Hexapage, sur une partie seulement du périmètre fonctionnel de l'application. Depuis, nous recevons de plus en plus de demandes d'autres entreprises qui veulent l'exploiter plus largement. Pour y répondre, nous avons relancé des développements qui nous permettront de proposer Biorim en mode 100% SaaS dans six mois. Nous réactiveront alors les contacts que nous avons pour faire de la commercialisation de ce logiciel une activité à part entière », indique Lionel Vargel.

En plus de devenir éditeur, Compufirst veut aussi développer des services mettant à profit ses compétences en termes de webmarketing. L'offre renfermerait des prestations de consulting, de formation, de gestion des AdWords et de communauté sur le web. Pour Lionel Vargel, le succès est à portée de main : « Comme pour Biorim, nous démarrerons cette activité en étant immédiatement crédibles, puisque elle est basée sur un savoir faire que nous avons mis en oeuvre avec succès pour notre propre activité. » L'idée est de lancer ces services dans le courant du deuxième semestre 2014 avec la création d'une marque dédiée.

Parallèlement au développement de nouvelles offres à partir de son savoir-faire, Compufirst conçoit aussi des services en partenariat avec des prestataires spécialisés. Actuellement, le revendeur concocte une offre d'audit autour du cloud computing. Elle repose sur des prestations simples, comme de la formation au concept du cloud, ou plus haut de gamme, comme de l'accompagnement à la mise en oeuvre avec réalisation d'un cahier des charges. En revanche, le revendeur ne proposera pas de services de déploiement de plate-formes cloud afin d'éviter d'être lié à un fournisseur dans son activité de conseil.

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