Dane-Elec : comment les repreneurs veulent faire évoluer le modèle

Joachim Gabbay, PDG de New Dane

Joachim Gabbay, PDG de New Dane

New Dane, le repreneur des actifs de Dane-Elec, ne veut plus se positionner comme un simple assembleur sur le marché de la mémoire. S'agissant de son activité de grossiste menée à travers la société Intervalle, la holding ambitionne de lui faire dépasser les 30 M€ de revenus en accueillant de nouvelles marques et en diversifiant son catalogue.

On en sait plus sur la stratégie des acquéreurs des actifs de Dane-Elec, repris le 18 juin à la barre du tribunal de commerce de Bobigny (93) et regroupés dans la holding New Dane créée pour l'occasion. Qu'il s'agisse de leur activité de fournisseur de mémoire (Flash et DRAM), de leurs métiers de grossistes et de fabricant de NAS, ou encore de leur présence à l'international, chacun de ces domaines va faire l'objet d'une approche différente du passé.

« Sortir l'activité mémoire de l'ornière suppose de ne plus se positionner comme simple assembleur. Sur un marché où les marges sont désormais très faibles, il faut contrôler la fabrication des produits dès le début de la chaine pour rester compétitif », explique Joachim Gabbay. Ancien directeur des opérations de Dane-Elec, l'homme est aujourd'hui PDG et actionnaire de New Dane aux côtés de Gilles Israël et Michel Arzan. Pour traduire leur vision dans les faits, les fondateurs du nouveau groupe ont noué un partenariat industriel et financier avec le fabricant de mémoire Gigastone. Une association scellée par une prise de participation de cette entreprise taïwanaise à hauteur de 51% du capital de la filiale américaine de New Dane (Dane Corp) et de 30% de celui de sa filiale européenne (New Dane Europe).

S'agissant des sept autres filiales de l'activité mémoire de Dane-Elec opérant dans autant de pays différents, la question d'une prise de participation de Gigastone ne s'est pas posée. En effet, celles-ci ne font pas partie des actifs repris par New Dane. Pour autant, le groupe n'en abandonne par ses velléités de présence à l'international. « Nous avons créé des partenariats avec des acteurs locaux dans les pays où Dane-Elec était déjà présent et nous allons utiliser la même approche pour étendre notre couverture à cinq pays supplémentaires », indique Joachim Gabbay.

De grandes ambitions pour le grossiste Intervalle

Dans le panel d'activités de New Dane, la fourniture de mémoire est la principale source de revenus (sur un total de 58 M€ réalisés par Dane-Elec en 2012). Son métier de distributeur en produits réseaux et de téléphonie menée uniquement en France à travers la société Intervalle pèse beaucoup moins lourd (6 M€ par an). Mais les ambitions de New Dane pour le grossiste sont importantes. « Il fut une époque où Intervalle dégageait jusqu'à 35 M€ de chiffres d'affaires. Nous pensons pouvoir le ramener à un niveau d'activité comparable», indique Joachim Gabbay. Pour ce faire, nous allons notamment faire entrer les produits de Gigastone [Ndlr : la société fabrique également des produits réseaux] à son catalogue et diversifier son offre vers des types de produits qu'il ne commercialise pas jusqu'ici. »

L'un des trois autres vecteurs de croissance de New Dane repose sur My Ditto. Ce NAS maison lancé en 2010 exploite la technologie Tulla brevetée par Dane-Elec et reprise par New Dane. Pour lui assurer des débouchés commerciaux, Dane-Elec avait misé uniquement sur la diffusion d'un produit fini orienté grand public. New Dane, lui, souhaite également développer les ventes de la technologie Tulla en la licenciant à des OEM.

Pour mettre en musique l'ensemble de cette stratégie, New Dane dispose d'un effectif de 14 salariés en France (contre 20 avant le rachat) et de 19 personnes aux Etats-Unis. La structure a ainsi été allégée mais New Dane peut tout de même compter sur des ressources humaines plus étoffées puisque certains anciens collaborateurs de Dane-Elec ont été « repris » en tant que prestataires.

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Commentaires

JO Joli holdup en passant, la reprise des actifs de dane elec c'est faite sur le dos des actionnaires minoritaires, par une liquidation judiciaire bidon, jolie magouille, merci.

prevost tu parle de repreneur. face a la concurrence américaine et asiatique vu le comportement qu'il ont eu envers leur actionnaires. ils étaient tous au jus . j'imagine le futur surtout ne pas prendre des actions a la long terme. dissimulateur d'information et diplomé plus valus a très court terme possible pour montrer qu'ils excite. a bientot

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