Google, Ford et Uber accélèrent dans les voitures autonomes

La Ford Fusion hybride équipée d'un LiDAR pour permettre de rouler toute seule de nuit. (crédit : D.R.)

La Ford Fusion hybride équipée d'un LiDAR pour permettre de rouler toute seule de nuit. (crédit : D.R.)

Google s'est associé à Ford, Lyft, Volvo et Uber afin de doper l'adoption des voitures sans chauffeurs et lever les freins juridiques limitant leur déploiement.

Le marché des voitures autonomes enfonce l'accélérateur. Afin de doper l'adoption des véhicules sans conducteur, la division des voitures autonomes de Google s'est associée aux principaux constructeurs automobiles et à des services de covoiturage urbain pour faire pression sur les législateurs et les régulateurs. Google a fondé avec cinq entreprises - Alphabet, Ford, Lyft, Volvo et Uber - le Self-Driving Coalition for Safer Streets. Sa mission : pousser le gouvernement fédéral à réformer les lois qui empêchent l'adoption des véhicules autonomes. La coalition prévoit également de travailler avec les associations citoyennes, les municipalités et les entreprises « pour encourager l'utilisation de véhicules autonomes sur les routes et les autoroutes américaines ».

Comme l'a déclaré dans un communiqué David Strickland, l'avocat et porte-parole de la Self-Driving Coalition for Safer Streets, et par ailleurs administrateur de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) de 2010 à 2014, « avec cette technologie, les routes de l'Amérique seront plus sûres et elle va réduire les embouteillages ». Ajoutant que « la première chose à faire pour mettre en oeuvre cette innovation est de clarifier les normes fédérales, et la Coalition travaillera avec les décideurs pour trouver les bonnes solutions qui faciliteront le déploiement des véhicules autonomes ».
94% des accidents imputables à une erreur humaine

Le ministère américain des Transports pense que les véhicules autonomes peuvent réduire de façon significative la gravité et la fréquence des accidents. L'an dernier, il y a eu 33 000 tués sur les routes des États-Unis. On estime que 94 % des accidents sont imputables à une erreur humaine. De plus, les accidents automobiles sont la principale cause de mortalité chez les personnes de 15 à 29 ans. Cette semaine, le CEO de Tesla, Elon Musk, a déclaré lors d'un événement organisé à Oslo, Norvège, que le système de conduite semi-autonome de Tesla peut réduire le risque d'accident de 50 %. En janvier, celui-ci avait déclaré que la conduite sur autoroute assurée par l'Autopilot de Tesla était déjà bien meilleure que celle de la plupart des humains et qu'elle serait assez performante pour circuler en ville. Selon le CEO, environ 1 million de véhicules ont déjà effectué la mise à jour over-the- air de la fonction Model S Autopilot, laquelle comprend les fonctions Autosteer et Auto Lane Change en version bêta.

Le gouvernement est partant. Au mois de janvier dernier, la Maison-Blanche s'était dite prête à dépenser 4 milliards de dollars sur 10 ans pour accélérer le développement des voitures autonomes. Mais pour commencer, l'administration Obama devra établir l'ensemble des lois qui régiront la technologie et son utilisation sur les routes américaines. L'idée étant d'éviter aussi qu'une multitude de lois ne finisse par entraver la recherche et le développement. « Les véhicules automatisés apportent des solutions pour sauver des vies, ils font gagner du temps et permettent d'économiser du carburant », a déclaré plus tôt cette année à Détroit, le secrétaire aux Transports, Anthony Foxx lors d'une conférence de presse donnée pendant le North American International Auto Show.

L'IA des voitures autonomes prise en compte dans les normes

Actuellement, les normes fédérales en matière de sécurité automobile (Federal Motor Vehicle Safety Standards - FMVSS) ne s'appliquent qu'aux véhicules contrôlés par l'homme. Selon un rapport récent du Volpe Center, tant que le FMVSS n'inclura pas dans ses normes la technologie de conduite sans conducteur, les véhicules autonomes « seront confrontés à d'importants défis en matière de certification ». Les véhicules automatisés qui dépassent déjà les cadres de conception classique (par exemple, une autre manière de concevoir l'habitacle, l'absence de commandes manuelles) ne seraient pas validés par le FMVSS », indique le rapport. Au mois de février, les véhicules entièrement autonomes ont remporté une grande victoire : la NHTSA a envoyé une lettre à Google dans laquelle elle déclare que l'intelligence artificielle utilisée pour piloter le véhicule autonome de Google pourrait servir de « pilote » pour l'élaboration de certaines normes réglementaires.

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