Alibaba Cloud étend son réseau de partenaires français

« Nous notons un intérêt croissant des entreprises françaises », confie Qunkai Liu, responsable des activités d'Alibaba Cloud dans l'Hexagone, un an après le lancement du programme partenaires de la firme en EMEA. (Crédit : Alibaba Cloud)

« Nous notons un intérêt croissant des entreprises françaises », confie Qunkai Liu, responsable des activités d'Alibaba Cloud dans l'Hexagone, un an après le lancement du programme partenaires de la firme en EMEA. (Crédit : Alibaba Cloud)

Lancé il y a presque un an sur la zone EMEA, le programme partenaires d'Alibaba Cloud réunit déjà une cinquantaine d'entreprises. Pour l'avenir, la filiale du géant chinois est en quête de revendeurs dotés d'un « fort potentiel technique ».

C'est à Paris qu'Alibaba Cloud dévoilait l'an dernier les contours de son programme partenaires EMEA. Un dispositif qui comptait déjà quelques participants comme Accenture, Altran ou Micropole, répartis en trois catégories : les partenaires channel, les sociétés de conseils, importatrices d'affaire, et les collaborateurs technologiques. Une dizaine de mois plus tard, où en est la branche cloud du géant chinois du e-commerce ? « Nous notons un intérêt croissant des entreprises françaises », confie Qunkai Liu, responsable des activités de la firme dans l'Hexagone. Alibaba cloud compte aujourd'hui une cinquantaine de partenaires dans le pays, « la plupart étant des revendeurs », précise M. Liu. Récemment, huit sociétés ont rejoint le programme partenaires, dont plusieurs en France, de Cloud Temple à Projixi en passant par Xebia ou Smile.

Dans un marché de l'infrastructure cloud saturé par des concurrents déjà bien installés comme AWS, Alibaba compte sur trois atouts pour tirer son épingle du jeu. La première concerne un secteur d'activité en particulier. « Étant donnée l'activité originelle du groupe, les partenaires travaillant dans le secteur du retail peuvent compter sur le savoir-faire de nos commerciaux », rappelle Qunkai Liu. Ensuite, il y a l'expertise de la firme sur le marché chinois. Les revendeurs désireux de pénétrer l'économie asiatique auront là encore un avantage en choisissant de travailler avec un fournisseur aussi bien installé dans cette région du monde. Enfin, la troisième force mise en avant par Qunkai Liu est aussi une faiblesse : son faible ancrage en Europe. « Malgré la taille de l'entreprise au niveau mondial, notre présence encore relativement restreinte, par exemple en France, nous permet de gagner en proximité avec notre réseau », avance-t-il.

« Pas de plan immédiat pour des infrastructures en France »

Selon M. Liu, la première phase de l'implantation d'Alibaba en Europe touche à sa fin. Deux datacenters ont été construits à Francfort et à Londres, le travail visant à développer la notoriété de l'entreprise porte ses fruits et le programme partenaires semble sur de bons rails. L'heure est maintenant au recrutement d'autres partenaires, « notamment des entreprises avec un fort potentiel technique », précise le responsable. Il faudra également continuer les formations auprès du réseau existant, dans l'idée de « privilégier la qualité à la quantité ». Si une rumeur de datacenter en projet à Marseille circulait l'an dernier, ce chantier est aujourd'hui au point mort. « Il n'y a pas de plan immédiat pour des infrastructures physiques en France », tempère Qunkai Liu, avant de souligner qu'Alibaba sera toutefois l'un des principaux partenaires cloud des jeux olympiques 2024. Un événement qui risque de demander un minimum de matériel...

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