Le développement de la ToIP (*) marque le pas en 2010

Comme chaque année, le cabinet Scholé Marketing passe au peigne fin 1 600 établissements français (**) pour en déduire l'évolution de la ToIP et plus généralement des achats télécoms  sur le marché français. Le cru 2010 se démarque en insistant sur les intentions d'achat et la satisfaction clients.

Grande conclusion de cette étude, en 2010, les acheteurs potentiels ont retardé leurs investissements en IPBX. Et ce, contrairement à l'édition précédente, 2009 située en période de crise, qui montrait une progression  de l'investissement en ToIP.  Les intentions d'investissements manifestées fin 2009 ne se sont pas traduites en passage à la décision. 2010 dessine un marché plus atone, comme si la crise jouait à retardement.

« Les entreprises naviguent encore à vue, 2011 devrait montrer un rattrapage et des investissements à hauteur de ceux de 2009, les intentions d'investissement restant relativement élevées, mais tout cela reste à confirmer » analyse le Directeur du cabinet Scholé, Nicolas Amestoy. « Les entreprises progressent d'ailleurs rarement de façon linéaire et planifiée, mais plutôt site après site, étape par étape ». L'étude Scholé montre d'ailleurs où se situent les intentions d'achat. En matière d'IPBX, par exemple, ces futurs clients  sont des entreprises multi-sites, de plus de 500 salariés ou de 50 à 249 salariés.

Autre confirmation de la stagnation du marché, le chiffre global d'entreprises en ToIP reste le même en 2010 qu'en 2009 : 26%. Logiquement, les trois quart des entreprises françaises constituent donc une cible. Toutefois, la progression globale de la ToIP en France a atteint certaines limites. Plusieurs facteurs l'expliquent.

PME et les TPE sont très mal informées

La communication n'a pas éclairci le sujet. Les PME et les TPE sont très mal informées. Certaines sont équipées en ToIP sans le savoir. Elles reconnaissent des services avancés sans savoir qu'ils sont en ToIP. Outre cette mauvaise  communication, l'existant  joue son rôle de frein. L'opérateur historique a habitué le client français à une certaine qualité de service (communication non interrompues, absence d'échos ). La ToIP a du mal à proposer une qualité supérieure, en France du moins. C'est pourtant par les services et la qualité de ces services qu'elle peut faire la différence. 

La ToIP connaît d'ailleurs un indice de satisfaction encore limité : 71% des entreprises interrogées jugent cette qualité aussi bonne que celle des communications traditionnelles, 11% la trouvent meilleure, mais 18% la situent moins bonne que celle des communications traditionnelles ! Et le retour sur investissement n'est pas le critère de satisfaction principal : 40% de entreprises le jugent tout à fait satisfaisant, 32% a peu près satisfaisant, 7% pas du tout, 21% restent sans réponse.

Globalement, sur un ensemble de 435 000 entreprises, l'étude montre que 86% des entreprises disposent d'une solution de communication. 68% ont un PBX, et 39% une box adsl, ce sont les choix principaux. Deux alternatives, les logiciels de téléphonie, situés à 6%, l'IP centrex a 2% complètent le tableau. 14% des entreprises interrogées assurent n'avoir aucune de ces solutions, 6% n'en savent rien. 

Autres caractéristiques : Ils ont déjà un ou plusieurs sites équipés, leur PBX est hors d'âge (neuf ans ou plus, donc le renouvellement est proche), ils ont l'intention d'acheter un routeur, et pour les plus grandes, sont vouées aux liaisons spécialisées. Autant de critères intéressants pour les prestataires.

(*) La ToIP  s'entend au sens large : box adsl (pro pou grand public), Pabx et routeur, IPBX, IP centrex, logiciels de téléphonie.

(**) 1 600 établissements interrogés par téléphone, 700 de 6 à 49 salariés, 750 de 50 à 499, 150 de 500 et +.

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