Oracle booste ses applications cloud à l'IA

Steve Miranda, vice-président exécutif du développement des applications chez Oracle, est revenu sur les apports de l'IA et du machine learning dans les applications métiers cloud. (Crédit : Jacques Cheminat)

Steve Miranda, vice-président exécutif du développement des applications chez Oracle, est revenu sur les apports de l'IA et du machine learning dans les applications métiers cloud. (Crédit : Jacques Cheminat)

Le portefeuille d'applications d'Oracle n'échappe pas à la tendance de l'intelligence artificielle et du machine learning. Agents conversationnels, automatisation, recommandations, la liste des fonctionnalités issues de l'IA s'étoffe avec la volonté de les industrialiser.

En direct San Francisco. Il existe une continuité entre les applications et l'infrastructure. Comme pour la seconde génération du cloud, le portefeuille applicatif métier d'Oracle voit de plus en plus de fonctionnalités issues de l'intelligence artificielle et du machine learning. A l'occasion d'Openwold, les dirigeants d'Oracle sont revenus sur ces différents apports.

Clairement, l'IA doit se diffuser sur l'ensemble des logiciels de l'éditeur californien et en particulier ceux en mode SaaS (ERP, CRM, SupplyChain, HCM, Finance, manufacturing), explique Steve Miranda, vice-président exécutif du développement des applications chez Oracle. « L'idée est que la donnée circule entre les différents métiers et qu'il ne doit plus y avoir de silos », précise le dirigeant et d'ajouter, « il est donc nécessaire d'avoir une vue de bout en bout. Une direction commerciale peut avoir besoin d'informations financières et sur le recrutement en même temps ». Face à la concurrence, les entreprises ont besoin de cette combinaison d'informations pour être plus réactives et plus agiles.

Les Digital Assitants envahissent les applications métiers cloud

Parmi les fonctionnalités vedettes de l'évènement, les agents conversationnels ou « Digital Assistants » dans le vocabulaire Oracle se multiplient et se spécialisent. Ils sont présents partout. Sur l'offre HCM, le bot est capable de gérer des tâches liées aux ressources humaines comme le onboarding et l'évaluation des performances. Le groupe hôtelier Hilton est en train de le déployer comme l'explique Kellie Romack, vice-présidente, responsable du numérique pour les ressources humaines et la stratégie de planification chez Hilton. « Nous avons regardé les demandes de nos salariés et nous avons constaté que 60% des requêtes RH étaient communes, nous avons travaillé sur la mise en place d'un bot pour répondre à ces questions ». Pour elle, « la clé est de porter ce bot sur mobile, car 95% de nos collaborateurs ne sont pas assis dans un bureau, un élément à prendre en compte ».

Dans le domaine de l'ERP, l'agent conversationnel est capable d'observer les statuts d'un projet, de détecter les problèmes dans la gestion d'un projet, etc. Sur la partie logistique (SCM), le bot pourra vérifier le statut d'un colis, détecter les erreurs d'acheminement, rapporter les incidents. Les Digital Assistants « sont basés sur une même architecture, ils prennent ensuite différentes compétences », explique Steve Miranda. Sur le plan technique, on retrouve des composants de machine learning et de traitement de langage naturel (NLP) pour comprendre le contexte et s'adapter aux comportements de chaque utilisateur. Enfin, Oracle n'oublie pas l'intégration avec des applications tierces comme le montre celle des Digital Assistants à Microsoft Teams.

IA et machine learning entre mythes et réalité

Pour autant, la liste des fonctionnalités liées à l'IA et au machine learning dans la suite applicative d'Oracle est loin de se résumer au Digital Assistant. Les applications métiers sont capables de prédire, de recommander, de consolider, de reconnaître des documents (notamment PDF dans le cadre de l'application Finance), etc. Clive Swan, senior vice-président de la division Adaptive Intelligent Apps chez Oracle, reconnaît que « depuis quelques mois, il y a un peu plus de pression pour faire de l'IA une réalité auprès des métiers ».


La liste des fonctionnalités liées à l'IA ou au machine learning au sein des applications métiers cloud. (Crédit Photo: JC)

Mais pour cela, le dirigeant casse certains mythes de l'IA, « ce n'est pas magique et ce n'est pas rapide ». Pour lui, « l'IA est très sensible à la qualité de la donnée », en glissant quelques mots sur l'intérêt d'avoir de bonnes bases de données et d'aller vers les « smart data ». C'est sur ce dernier point qu'intervient par exemple Datafox (racheté en octobre 2018), le moteur de données sur les entreprises, glisse Clive Swan. Autre élément important pour lui, « il faut industrialiser les projets d'IA et cela prend du temps. Il faut une approche pragmatique et travailler avec les workflows des clients ». Le fruit de cette stratégie se retrouve dans des modules pré-packagées pour les métiers ou dans des offres comme CX Unity pour unifier les données clients.

Avec l'ensemble de ces apports, Oracle espère séduire les clients qui hésitent à migrer dans le cloud. Un moyen aussi de montrer au marché que la firme de Redwood Shores se positionne comme un acteur majeur du SaaS.

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