Qlik acquis 3 Md$ par le fonds Thoma Bravo

Le rachat de Qlik par Thoma Bravo apportera à l'entreprise la flexibilité pour exécuter sa stratégie, estime son CEO Lars Björk. (crédit : D.R.)

Le rachat de Qlik par Thoma Bravo apportera à l'entreprise la flexibilité pour exécuter sa stratégie, estime son CEO Lars Björk. (crédit : D.R.)

Après Marketo, acquis hier par Vista Equity Partners, c'est au tour de Qlik de se faire racheter par un fonds en capital investissement. Cette fois, c'est Thoma Bravo qui s'empare de l'éditeur spécialisé dans la découverte et la visualisation de données en déboursant 3 Md$.

Petit coup de tonnerre dans le paysage des logiciels analytiques permettant de découvrir et de visualiser les données, Qlik, l'un des éditeurs phares de ce marché, vient d'annoncer son acquisition pour 3 milliards de dollars par le fonds Thoma Bravo dont le portefeuille compte déjà de nombreux fournisseurs de solutions informatiques. Ce dernier a investi, entre autres, dans Attachmate, Compuware, Dynatrace, Flexera, Landesk et Riverbed. Hier, on apprenait qu'un autre fonds, Vista Equity Partners, mettait la main sur l'éditeur Marketo, spécialiste des outils de gestion marketing, à la recherche d'un acquéreur. Depuis un ou deux ans, les fonds en capital investissement jouent un rôle de plus en plus important dans le monde des acteurs IT, multipliant les prises de participation ou les rachats purs et simples, comme on a pu le voir avec Tibco (lui aussi acquis par Vista en 2014), Informatica (racheté par Permira et CPPIB en août dernier) ou, en remontant un peu plus loin, Dell redevenu privé en 2013 avec l'aide de Silver Lake.

En 2015, Qlik a réalisé un chiffre d'affaires de 612,7 millions de dollars, en progression de 10% par rapport à 2014, et un bénéfice net (non GAAP) de 21,2 M$. La proposition de rachat de Thoma Brava a été approuvée à l'unanimité par son conseil d'administration qui estime qu'il s'agit de la meilleure proposition pour ses actionnaires et que la transaction apportera à l'entreprise la flexibilité pour exécuter sa stratégie, exprime son CEO Lars Björk, dans un communiqué. Les actionnaires de l'éditeur basé à Radnor (dans l'état de Pennsylvanie) recevront 30,50 dollars en numéraire par action. En mars dernier, le fonds spéculatif Elliott Management, qui avait révélé détenir 8,8% dans la société, avait estimé que celle-ci était « mûre » pour être rachetée par un fournisseur plus important, rappelle Reuters qui avait indiqué hier que Thoma Bravo s'apprêtait à lui faire une offre.

Précurseur dans la découverte des données Si le siège de Qlik se trouve aujourd'hui aux Etats-Unis, la société a en fait été créée en Suède sous le nom de QlikTech, dès le début des années 90, à une époque où ses outils de découverte et de visualisation de données, novateurs et faciles à utiliser, étaient véritablement précurseurs dans le paysage décisionnel d'alors où la BI était encore affaire de spécialistes. Sans doute trop en avance, l'éditeur est resté sur son marché intérieur quelques temps avant de véritablement percer à l'international, aux côtés d'autres éditeurs cherchant à démocratiser les outils d'analyses de données comme Tableau.

Qlik s'apprête à livrer ce mois-ci la version 3.0 de Qlik Sense Enterprise, sa plateforme d'analyse de données conçue pour répondre aux différents cas d'usage du décisionnel dans l'entreprise. La société compte de nombreux clients en France parmi lesquels AG2R La Mondiale, Berger-Levrault, Bpifrance, Crédit Agricole CIB, Coliposte, Darty, le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Eden Park, Essilor ou encore Kaufman & Broad.

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