Soat obtient le label HappyAtWork

David-Eric Levy, cofondateur de Soat : « 2018 et 2019 sont deux années au cours desquelles nous concentrons davantage de nos consultants sur le développement de nos propres offres. De fait, ils ne sont pas facturés. » Crédit photo : D.R.

David-Eric Levy, cofondateur de Soat : « 2018 et 2019 sont deux années au cours desquelles nous concentrons davantage de nos consultants sur le développement de nos propres offres. De fait, ils ne sont pas facturés. » Crédit photo : D.R.

L'ESN Soat a été reconnue comme une entreprise où il fait bon travailler par ses propres collaborateurs. A l'instar de ses concurrents, l'entreprise peine pourtant à retenir ses salariés et à en recruter de nouveaux, du fait de la pénurie de développeurs.

L'ESN Soat (prononcer So at) se voit attribuer le label HappyAtWork pour la seconde année consécutive en 2019. Décernée par la société ChooseMyCompany, qui interroge les salariés des entreprises concernées, cette distinction valorise celles dans lesquelles ceux-ci sont heureux de travailler. L'an dernier, la société de services spécialisée dans le développement logiciel était 5ème de l'index HappyIndex/AtWork des organisations de 200 à 499 salariés. Le classement pour cette année n'a pas encore été publié. David-Eric Levy, le co-fondateur de Soat, se félicite d'autant plus de l'obtention du label HappyAtWork que les salariés de la société sont placés chez les clients en régie. « Nous essayons de fédérer un maximum nos consultants en les faisant venir le plus souvent dans nos locaux. Ils y suivent des formations, participent à des activités ludiques ou se rencontrent tout simplement », indique-t-il.

Une surenchère sur les salaires qui incite à la mobilité

Las, le dirigeant reconnaît sans détour que les efforts déployés par l'entreprise ne sont pas toujours suffisants pour faciliter l'accroissement de ses effectifs (370 personnes aujourd'hui). Comme toutes les entreprises de son secteur, l'ESN connaît en effet un turnover important et bataille aussi pour attirer des talents. L'an dernier, elle a embauché 100 personnes sur lesquelles seules 20% correspondent à des recrutements nets. Trop peu pour répondre à la demande des clients. « Nous avons en permanence 80 postes à pourvoir chez les clients et nous ne pouvons globalement répondre qu'à une quinzaine de demandes », explique David-Eric Levy. Le problème auquel Soat et ses concurrents font face est bien connu : une pénurie de développeurs qui entraîne une surenchère sur les salaires et incite à la mobilité des collaborateurs sur le marché.

Les capacités d'investissement restent entières

Les difficultés d'embauche et la rotation de son personnel constitue un des éléments qui freinent la croissance de l'ESN. En 2018, son chiffre d'affaires est resté stable à 38,6 M€ et il ne devrait que légèrement progresser cette année. « 2018 et 2019 sont deux années au cours desquelles nous concentrons davantage de nos consultants sur le développement de nos propres offres. De fait, ils ne sont pas facturés », ajoute David-Eric Levy. Ce dernier n'est pas préoccupé par la stagnation des revenus de l'ESN. Son oeil est plutôt rivé sur le résultat d'exploitation, qu'il attend au mieux en croissance, au minimum stable. Un objectif que Soat tient, puisque son résultat d'exploitation est passé d'1,6 M€ à 1,8 M€ de 2017 à 2018, et qu'il devrait rester inchangé en 2019.

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