Econocom veut se renforcer dans les services, en Europe, et sur 4 marchés verticaux

Véronique di Benedetto, directeur général adjoint et country manager France d'Econocom

Véronique di Benedetto, directeur général adjoint et country manager France d'Econocom

Cinq jours après le rachat de la SSII Osiatis, Econocom annonce son plan à cinq ans. Avec des objectifs chiffrés très ambitieux, mais le même business model original, à base de location, de distribution et de plus en plus de services.

La vie d'Econocom est rythmée par les plans à 5 ans. A chaque fois, la société annonce un doublement de son chiffre d'affaires. En 2008, elle était à 716,9 millions d'euros, en 2012 elle est passée à 1,5 milliard. Avec le rachat d'Osiatis (qui devrait être effectif à la fin de l'été prochain), elle passera à 1,9 milliards d'euros. Le prochain cap, 2017, lui permettra d'arriver à 3 milliards d'euros. Un peu plus d'un milliard d'euros à trouver. Dans le plan « mutation » annoncé aujourd'hui, Econocom prévoit de réaliser 150 à 200 millions d'euros par croissance externe (et plutôt hors de France), le reste par croissance organique, sauf si une opportunité se présentait, nous précise Véronique di Benedetto, directeur général adjoint et country manager France.

Derrière ces chiffres globaux, la société se déploie toujours dans 3 secteurs d'activité : la location qui fera la moitié de l'activité, les services, pour 30 à 35%, la distribution, entre 15 et 18%. En 2012, la société réalisait plus d'un milliard d'euros dans la location, 264 ME dans les services et 214 dans la distribution. De toute évidence, les services, prennent de plus en plus de poids dans l'activité d'Econocom, comme le rachat d'Osiatis en témoigne.

Combiner innovation et location

Dans son plan à 5 ans, la société vise trois objectifs. Au plan sectoriel d'abord, elle veut mettre l'accent sur quatre marchés : la santé, l'éducation, la distribution, l'industrie. A chaque fois en combinant de l'innovation technologique et son coeur de métier : le financement. « Les business models financiers évoluent vers des modèles as a service, au paiement à l'usage, et passent du copex à  l'opex », souligne Véronique di Benedetto. Econocom joue ici son rôle d'intégrateur.

Côté clients, Econocom cible les mighty middle multinationales, autrement dit les petites multinationales ou grosses ETI. Suffisamment grandes pour correspondre à l''expertise et à la taille d'Econocom, sans atteindre les très grands comptes. Econocom veut également se renforcer géographiquement, en plus des places fortes, la France et le Bénélux, elle entend croître en Europe du nord et dans les pays où elle est présente sans avoir une taille suffisante : Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni, Pologne, Slovaquie, Roumanie. Econocom s'estime encore faible en services en Italie et en Espagne. Par ailleurs, Osiatis lui apporte une implantation au Brésil.  

Enfin, présents depuis longtemps dans les discours d'Econocom, les objets intelligents (ou connectés) devraient devenir des enjeux marchés. Les tablettes, bornes, stylos tables surface et autres objets de ce type prendront place dans les 4 marchés cibles avec un aspect location.

 

 

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