Le marché français des biens techniques dans le retail a chuté de 2% en 2013

En 2013, les ventes de matériel IT ont battu un nouveau record en volume

En 2013, les ventes de matériel IT ont battu un nouveau record en volume

GFK a présenté en début de semaine ses chiffres pour le marché français des biens techniques pour 2013. Malgré un repli global de 2%, les secteurs de l'IT et de la téléphonie mobile tirent leur épingle du jeu. Ils devraient d'ailleurs profiter de la montée en puissance des objets connectés cette année.

« La structure de certains marchés et la conjoncture économique actuelle ont pesé sur les résultats », a déclaré d'emblée Julien Jolivet lors de la présentation des chiffres 2013 de GFK pour le marché français des biens techniques dans le retail. Structurellement, la demande dans certains domaines, comme les télévisions et les PC, est arrivée à saturation et, pour la conjoncture, les foyers français traversent une période difficile ». Avec 15,5 Md€ de recettes en 2013, soit 2% de moins que l'année passée, le marché français des biens techniques s'en tire pourtant plutôt bien sur un marché européen en baisse de 5%. Les secteurs de l'IT et de la téléphonie mobile font partie de ceux qui s'en sortent le mieux.

Les tablettes et les notebooks tiennent le haut du panier dans l'IT

Avec 11 millions d'unités écoulés, les ventes de matériels informatiques (PC fixes, PC portables et tablettes) ont battu un nouveau record en volume. Elles doivent beaucoup au succès des tablettes dont 6,2 millions d'exemplaires ont été écoulées. En parallèle, le marché du PC offre paysage mitigé. Les ventes de notebook ont progressé de 1% par rapport à 2012. Selon GFK, elles ont été tirées vers le haut par les terminaux équipés d'écrans tactiles (7,5% des ventes). Dans la même mouvance, le cabinet d'études met en évidence la progression des appareils convertibles, à la fois PC et tablette. S'il ne s'en est vendu que 130 000 exemplaires cette année, ce chiffre devrait être multiplié par 2,5 en 2014. Derrière, les ventes de PC fixes et de netbooks continuent toutefois de s'effondrer, respectivement de 17% et de 72%.

Malgré ce record de ventes en volume pour le matériel IT, le marché global est en recul en valeur de 1% à 6,2 Md€. Selon GFK, cette baisse serait due à deux principaux facteurs. D'une part, a la baisse du prix moyen des terminaux (-26% en un an sur les tablettes) et, d'autre part, au recul de 5% à 960 millions d'euros du marché des imprimantes, pénalisé par l'effondrement du laser (-40% en valeur).

La téléphonie mobile repart à la hausse

Après une année 2012 en berne, le marché français de la téléphonie mobile a renoué de son côté avec la croissance en 2013. Selon GFK, 23,6 millions de téléphones mobiles ont été vendus cette année, dont 15,8 millions de smartphones. Sur ce marché, GFK met en évidence la monté en puissance du sim-only. Cette année, 30% des téléphones ont été commercialisés sans subvention. Le mode subventionné n'est toutefois pas à négliger. C'est principalement grâce à lui qu'est en train de se développer le parc de mobiles 4G. Selon GFK, cette dernière sera un des principaux moteurs de croissance dans les prochaines années. Le cabinet d'études prévoit que18 millions de smartphones seront reliés au très haut débit mobile en France d'ici 2018.

Et si le mode subventionné permet au parc 4G de s'étoffer, le succès du mode sim-only a aussi permis aux enseignes généralistes de prendre pied sur le marché de la téléphonie mobile. En 2013, 87% des téléphones vendus sans forfait l'ont été par des magasins qui n'étaient pas spécialisés dans les télécoms. En 2011, les spécialistes représentaient encore 53% des ventes. D'après GFK, cette baisse de la part de marché des magasins spécialisés se généralise d'ailleurs sur l'ensemble du marché des biens techniques.

Les mono-spécialistes se tournent vers les services

Cette année, les vendeurs à distances (e-commerçants et vépécistes) sont les seuls à avoir vu leurs recettes augmenter sur le marché des biens techniques (+2%). Le bilan de la distribution en magasins est plus mitigé : malgré une baisse de revenus de 1%, les grandes enseignes spécialisées ont vu leurs parts de marché augmenter de 2%. Sans un effet de parc négatif entrainé par le dépôt de bilan de Virgin Megastore, GFK estime que l'année 2013 aurait été à l'équilibre, notamment grâce à une forte progression des ventes en ligne (+56M€). Au total, les grandes surface spécialisées ont réalisé un chiffre d'affaires de 5 Md€ sur les biens techniques en 2013.

Pour leur part, les grandes surfaces alimentaires ont enregistré une baisse de leur chiffre d'affaires sur les biens techniques de 7% l'an dernier. Elles font plutôt bonne figure face aux spécialistes (télécoms, micro-informatique ou photo) qui voient leurs ventes reculer de 14%. Pour faire face à l'érosion de leur chiffre d'affaires, ceux-ci font évoluer leurs offres, explique d'ailleurs GFK. Les mono-spécialistes proposent non seulement moins de produits et se recentrent sur le haut de gamme, mais ils déploient aussi plus de services (cours, dépannage, installation...) pour créer de la valeur. Le prix moyen des produits vendus par les spécialistes des télécoms ont ainsi augmenté de 68% en cinq ans.

A l'instar des mono-spécialistes, les autres types d'enseignes vont aussi avoir à faire évoluer leurs offres, selon GFK. Pour le cabinet d'études elles doivent surtout devenir « smart ». « Les enseignes doivent placer le smartphone au coeur de la relation client. Il faut permettre aux consommateurs de se connecter au réseau du magasin pour plus d'interactivité », a expliqué Matthieu Cortesse, expert de GFK sur la distribution. Les magasins ne sont d'ailleurs pas les seuls à devenir connectés.

Les objets connectés vont révolutionner le marché des biens techniques

Comme l'a montré le dernier Consumer Electronic Show de Las Vegas, les objets connectés vont devenir un des principaux enjeux du marché. En effet, si de plus en plus de biens techniques deviennent connectés, d'autres appareils comme les interrupteurs, les frigidaires ou les thermostats le deviennent aussi. D'après GFK, les objets connectés sont devenus « l'étendard de croissance des industriels ». En France, ils génèrent aujourd'hui un chiffre d'affaires de 60 M€. Ces revenus devraient passer à 400 M€ en 2015, estime le cabinet d'études. 

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