« Logiciels et services : la crise sera moins forte qu'en 2009 »


Distributique.com : Comment réagissent les DSI que vous interrogez face à ce début de crise ?

Franck Nassah : Les réponses varient fortement d'un secteur à l'autre. Certains entendent simplement parler de la crise, d'autres sont incités à en tenir compte, alors même que leur secteur semble épargné. Bien sûr, la banque comme nous l'avons vu et probablement le secteur public seront affectés par cette crise.

Derrière cette disparité, on peut avancer plusieurs tendances. Tout ce qui tourne autour de la B.I., du big data, de l'analytique prend de l'ampleur, car, en période de crise, il est important de bien connaître ses clients, donc les informations stockées par l'entreprise, structurées ou pas. Il faut être armé pour prendre les bonnes décisions. D'autres sujets montent en puissance, malgré la crise, que ce soit la mobilité, ou le bring your on device, BYOD. La virtualisation des postes de travail avance également très vite, avec plusieurs appels d'offres en cours, pour des milliers de postes. Toutes les offres cloud sont d'ailleurs concernées.

Distributique : En période de crise, les DSI ont aussi tendance à serrer les prix encore plus, cette tendance se retrouve-t-elle aujourd'hui, peut être même accentuée ?

Franck Nassah : La pression sur les prix ne peut que se renforcer. On ne peut pas demander à un client de proposer plus cher pour la même prestation que l'année précédente. Cela étant, deux points sont à regarder de près.

D'abord, côté client final, les directions end user se professionnalisent de plus en plus, et sont incitées à prendre en compte le coût global de leur projet et le meilleur rapport qualité prix plutôt que le TJM. On ne raisonne plus en nombre de jours facturés. De leur côté, les fournisseurs, pour échapper à la pression sur les prix, doivent remonter dans la chaine de valeur, aller vers les directions métiers, sur les applications, vers les directions financières, RH, marketing. Les prestataires vont devoir montrer qu'ils sont  capables de s'engager sur des indicateurs métier et pas uniquement sur des indicateurs techniques. A cette condition, ils seront capables de parler à des directions métier et donc à se voir moins « challengés » sur les prix. Sinon, on leur appliquera la technique du presse citron.

 

 

 

 

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