Atos revoit son organisation sur fond de difficultés financières

Un deuxième avertissement sur résultats et une dépréciation d'actifs de 2,4 Md€ marquent les débuts de Rodolphe Belmer chez Atos. (Crédit photo : Atos/Romi/REA)

Un deuxième avertissement sur résultats et une dépréciation d'actifs de 2,4 Md€ marquent les débuts de Rodolphe Belmer chez Atos. (Crédit photo : Atos/Romi/REA)

Les premiers pas de Rodolphe Bellmer à la tête d'Atos sont compliqués. Il a dévoilé auprès du Conseil d'administration la réorganisation du groupe autour de 3 branches. Par ailleurs, la SSII a annoncé une dépréciation d'actifs de 2,4 Md€. Le cours de l'action dévisse.

De Charybde en Scylla pour AtoS qui a enchaîné les mauvaises nouvelles financières. En effet, la SSII vient d'annoncer un dépréciation d'actifs de 2,4 milliards d'euros. Dans le détail, elle évoque un écart de valeur ("goodwill") et d'autres actifs non courant d'environ 1,9 milliard d'euros. Par ailleurs, le groupe ajoute une dévalorisation d'actifs sur contrats, des provisions pour créances douteuses et des provisions pour pertes futures d'un montant maximum de 500 millions d'euros. Sur les contrats, il évoque notamment un contrat de BPO dans les services financiers au Royaume-Uni.

Atos rappelle dans un communiqué que son chiffre d'affaire 2021 sera de l'ordre de 10,8 Md€ en baisse de -2,6% (contre -2,4% annoncé le 10 janvier) et que le taux de marge opérationnelle ressortira à environ 3,5% de CA ( contre environ 4% annoncé le 10 janvier). Un second avertissement sur les résultats annuels qui seront publiés le 28 janvier prochain. La bourse n'a pas apprécié cette succession de mauvaises nouvelles et le cours de l'action Atos a chuté de plus de 6% en séance. Sur un an, l'action est passée de 65 euros à un peu plus de 31 euros.

Une réorganisation des activités


Dans le même temps selon les Echos, Rodolphe Bellmer, le nouveau patron d'Atos, a présenté auprès du conseil d'administration sa feuille de route pour l'ESN. Elle va se concentrer sur 3 branches. La première est relative au Big Data et à la cybersécurité (mais aussi les supercalculateurs), connue sous le nom BDS. Il s'agit de la pépite du groupe qui suscite des convoitises. Les rumeurs ont prêté à Thales des velléités de vouloir s'en emparer avec l'aide de fonds d'investissement étrangers. Atos avait opposé une fin de non-recevoir sur cette affaire.

La seconde division vise à accompagner la transformation digitale des entreprises et à gérer les problématiques de décarbonation. Enfin la 3eme branche se focalisera sur la gestion de l'IT des entreprises, une activité qui évolue au fur et à mesure que les clients migrent sur le cloud. Par ailleurs, la société se concentre sur 4 zones géographiques: Etats-Unis, Europe du Nord, Europe du Sud et Europe centrale

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