Les recrutements IT progressent sans revenir au niveau d'avant-crise

Le marché de l'emploi des informaticiens devrait retrouver de la vigueur avec des progressions en deçà des niveaux de 2019. (Crédit photo: Geralt/Pixabay)

Le marché de l'emploi des informaticiens devrait retrouver de la vigueur avec des progressions en deçà des niveaux de 2019. (Crédit photo: Geralt/Pixabay)

Avec 57 300 emplois prévus en 2021, le volume des embauches de cadres informaticiens devrait progresser de 22 % par rapport à l'année précédente, indique l'Apec dans son dernier observatoire. Bien qu'elle tire le marché de l'emploi des cadres en France, la fonction IT devrait afficher des volumes inférieurs de 8% par rapport à ceux enregistrés avant la crise.

Un an après le début de la crise sanitaire, l'Apec publie ses derniers chiffres de conjoncture, basés sur une enquête réalisée auprès de 8 000 entreprises, entre janvier et mars 2021. Le bilan réel 2020 est maintenant établi : la chute des embauches de cadres a été brutale y compris dans le secteur des activités informatiques avec un repli conséquent de 21 %. Pour autant en 2021 le rebond attendu ne permettra pas de retrouver le niveau d'avant la crise, mais la tendance est positive, tirée entre autres par les secteurs et métiers de l'IT habituellement moteurs de l'emploi cadre. Ainsi, avec 53 700 recrutements prévus l'an prochain, les informaticiens restent les profils de cadres les plus recherchés (soit 22 % des prévisions globales de recrutement). Les activités informatiques (+16 %) sont les mieux orientés pour 2021 et portent en grande partie le redémarrage de l'emploi des cadres sur le marché français. Aux côtés des secteurs commerciaux et des fonctions études-R&D, elles concentrent la quasi-totalité des hausses de recrutement sur la période.

Les informaticiens resteront les profils les plus convoités du marché français de l'emploi des cadres. Source: Apec. Crédit image: Apec)

Les jeunes diplômés des filières ST les mieux placés

Au total, ces trois familles de métiers représentent, comme chaque année, plus de la moitié des recrutements de cadres en France. Mais les chiffres sont en dessous des niveaux de 2019. L'Apec souligne en effet que dans l'IT, le volume des embauches prévues pour l'année 2021 serait inférieur de 8 % à celui observé en 2019. Dans le même temps, l'informatique devrait faire partie des trois fonctions affichant les plus fortes progressions de recrutement en 2021 par rapport à 2020. Avec une entrée sur le marché du travail quelques mois avant le début de la crise, les jeunes ayant obtenu leur diplôme en septembre 2019 ou avant ont eu plus d'opportunités d'accéder à un emploi avant le déclenchement de la crise sanitaire et ont donc connu une insertion moins difficile que ceux de fin d'année. Les promotions 2019 en sciences technologiques (ST) sont les mieux insérées : 70 % des jeunes ayant suivi cette filière sont en emploi 6 mois après l'obtention de leur diplôme, et 78 % 12 mois après (61 % sont toujours dans leur premier emploi à cette échéance).

Sur le plan territorial, dans un contexte conjoncturel mieux orienté et sous réserve d'une maîtrise de la situation sanitaire, l'Île-de-France, la région Auvergne-Rhône Alpes et les Hauts-de-France connaîtront les plus forts rebonds sur le marché de l'emploi des cadres en 2021. Fait saillant, la Bretagne tire son épingle du jeu. Ses spécificités sectorielles et notamment la résistance de ses activités informatiques lui ont permis de mieux résister avec des pertes d'activité inférieures à la moyenne nationale et des perspectives d'embauches surpassant celles de 2019.

Méthodologie et sources Apec :

Les données fournies par l'Apec sont issues de l'étude Prévisions 2021 menée auprès d'un échantillon permanent de 8 000 entreprises représentatif de la répartition par région, par taille et secteur d'activité des salariés du secteur privé en France métropolitaine et représentant 1,4 million de salariés dont 345 500 cadres. L'organisme a également réalisé la 5e édition de son baromètre de l'insertion des jeunes diplômés. Dans ce cadre, l'enquête repose sur l'interrogation de 1 000 jeunes diplômés de niveau Bac +5 ou plus et de 500 jeunes diplômés de niveau Bac +3/4, résidant en France métropolitaine. Seuls les diplômés ayant terminé leurs études supérieures et étant soit en emploi, soit en recherche d'emploi 12 mois après l'obtention de leur diplôme, étaient éligibles pour l'interrogation. Ce sondage en ligne a été mené entre le 18 janvier et le 16 février 2021.

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