Sage est revenu sur sa décision de revendre Sage 100 online aussi en direct

L'éditeur de logiciels de gestion était tenté d'autoriser ses propres commerciaux à vendre Sage 100 online, la version hébergée de sa Ligne 100. Cette option qui l'aurait mis en concurrence avec ses propres distributeurs a été finalement abandonnée.

Sage a bien failli rejoindre les rangs des éditeurs qui profitent du SaaS pour se lancer dans la vente directe de logiciels qu'ils commercialisent exclusivement en indirect dans leur version on-premise. Distributique a en effet appris de source sure et preuves à l'appui que les commerciaux sédentaires du fournisseur d'applications de gestion n'hésitaient pas, il y a encore quelques jours, à proposer eux-mêmes des devis pour Sage 100 online à des prospects plutôt que de les orienter vers les distributeurs de la société. L'approche ne relevait pas d'une initiative prise de leur propre chef mais bel et bien d'une décision venue de plus haut. En résumé, Sage semblait donc résolu à pouvoir commercialiser lui-même Sage 100 online tout en laissant aussi la possibilité à son réseau de distribution. L'éditeur avait bien évoqué cette possibilité lors de son dernier tour de France, mais seulement à l'oral et de surcroît auprès des responsables techniques de ses distributeurs et non de leurs dirigeants.

Eviter la colère des revendeurs ?

Sans surprise, la nouvelle a fait bondir certains Centres de Compétences Sage (CCS) qui en ont eu connaissance. Et pour cause, la ligne 100, dont Sage 100 Online est la version hébergée, est traditionnellement vendue exclusivement par le réseau de distribution de l'éditeur. Il faut croire que le risque de faire entrer la population de ses partenaires en ébullition a fait réfléchir Sage. La société a récemment décidé que la commercialisation de Sage 100 online restera du seul ressort de ses revendeurs. Reste encore à savoir quel sera la rémunération accordée à ces derniers et si Sage ne changera pas d'avis tant l'éditeur semble encore chercher la meilleur stratégie commerciale à adopter ans le SaaS.

Peut-être est-ce pour gommer ses dernières incertitudes que Sage a décidé de constituer un « club des pionniers » composé de 20 CCS. Ces derniers seront mis en avant par le service communication de l'éditeur, bénéficieront d'opportunités d'affaires fournis par Sage et de remises supplémentaires. En contrepartie, ils auront l'obligation de signer six nouveaux clients par trimestre.

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Commentaires

Jean-Luc BRISON Tout à fait d'accord. Mais pourquoi "des" éditeurs.

chemla Merci au travail de DISTRIBUTIQUE afin de freiner l hégémonie des éditeurs

Skalli Claude Il me paraît important de respecter les réseaux de distribution, les énergies et les emplois qui ont fait progresser un Éditeur. Le SaaS ne change rien, le Soft est le même, et donc le besoin de services et de proximité reste le même! Les Éditeurs ne devraient pas poursuivre la chimère de la marge maximale en éliminant le service pourtant indispensable. Ce que les Editeurs ne voient pas non plus c'est la valeur ajoutée d'un Hosting Service Provider, qui fait un métier différent, mais où le service client existe aussi, administration, provisioning, monitoring, sécurité des données, gestion d'accès, interopérabilité des applications.... Ils devraient confier ce travail à des spécialistes. Bref la chaîne de valeur avec le SaaS, ne se réduit pas! Bien au contraire.

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