Atos rejette l'offre d'achat de One point pour son activité Evidian

Atos a décliné l'offre de rachat de l'activité Evidian par un duo composé de Onepoint et du fonds ICG.

Atos a décliné l'offre de rachat de l'activité Evidian par un duo composé de Onepoint et du fonds ICG.

Le Conseil d'administration d'Atos a refusé la proposition de rachat de son activité Evidian par la SSII Onepoint associée au fonds d'investissement ICG. La branche digitale et cybersécurité était valorisée à 4,2 milliards d'euros.

Encore une tentative avortée pour racheter l'activité rentable d'Atos (sous l'ombrelle Evidian), comprenant les activités cybersécurité, supercalculateurs, big data). Après Thales et Airbus, c'est au tour de l'ESN Onepoint associée au fonds d'investissement anglo-saxon ICG de se faire refouler par le Conseil d'administration d'Atos. L'offre du binôme valorisait Evidian à 4,2 milliards d'euros. Le financement de l'acquisition était assuré au moyen d'une levée de fonds propres d'environ 2 milliards d'euros « en complément d'instruments de dette existant à hauteur de 2,2 milliards d'euros », rapporte un communiqué. A l'issue de l'opération, Atos aurait détenu jusqu'à 30% du capital du groupe.

La société de conseil informatique dirigée par David Layani a vanté les mérites d'un tel rapprochement. Sur l'emploi, la nouvelle entité compterait plus de 60 000 collaborateurs avec pour ambition de porter ce chiffre à 100 000 en 5 ans. Selon l'AFP, le dirigeant précise qu'en Europe plus de 20 000 postes seraient créés dont 10 000 en France dans les trois à cinq ans. Pour Onepoint, une telle acquisition accélèrerait sa présence à l'international sur des marchés clefs comme le cloud, l'architecture IT, la data et la cybersécurité.

Onepoint éconduit

Dans un communiqué, le Conseil d'administration d'Atos reconnait avoir reçu « une lettre d'intention non-sollicitée » de la part de Onepoint, mais douche rapidement les espoirs de la proposition « à l'unanimité ». Le Conseil estime « qu'elle n'est pas dans l'intérêt de la société et des parties prenantes ». En réponse à cette décision, David Layani a demandé au Conseil « de reconsidérer sa position ».

L'offre de rachat intervient dans un contexte de tension au sein d'Atos. Dernier exemple en date, une fronde d'actionnaires réclame la démission du président du Conseil d'administration, Bertrand Meunier. Il lui est reproché un manque de vision stratégique et surtout d'être le responsable de la chute du cours de l'action Atos qui a perdu 70% depuis l'annonce mi-juin du plan de scission des activités.

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