Sage se déleste de ses logiciels d'e-commerce au profit d'Oxatis

« Nous et nos homologues sommes les seuls à avoir déjà suffisamment investis pour offrir aux entreprises des outils robustes au moment où toutes veulent être présentes sur le web marchand ». Marc Schilaci, dirigeant de l’éditeur Oxatis.

« Nous et nos homologues sommes les seuls à avoir déjà suffisamment investis pour offrir aux entreprises des outils robustes au moment où toutes veulent être présentes sur le web marchand ». Marc Schilaci, dirigeant de l’éditeur Oxatis.

L'éditeur français Oxatis met la main sur les solutions Sage e-commerce et Ciel e-commerce dans le but avoué de faire migrer les clients équipés de ces produits vers ses outils qu'il juge plus robustes. L'accord passé entre les éditeurs prévoit également des actions commerciales au profit d'Oxatis sur la base de clients de Sage non encore équipés de boutiques en ligne.

On connaît plus Sage dans le rôle de l'acquéreur que celui du vendeur. Or, une fois n'est pas coutume, l'éditeur de logiciels de gestion vient de céder son activité d'édition de solutions d'e-commerce à un spécialiste du secteur, le français Oxatis. L'opération finalisée le 22 avril permet à ce dernier de mettre la main sur les logiciels Sage e-commerce et Ciel e-commerce (disponibles en mode SaaS comme ceux d'Oxatis), des serveurs sur lesquels sont hébergées les boutiques des clients, et du parc clients lui-même. La transaction prévoit également un accord de commercialisation exclusif « dans le cadre duquel nous mènerons plusieurs fois par an des campagnes de prospection sur la base des clients de Sage qui ne sont pas équipés de Sage e-commerce ou de Ciel e-commerce », indique Marc Schillaci. Le caractère exclusif de l'accord tient au fait que les équipes d'Oxatis ont travaillé plusieurs trimestres pour développer un middleware spécifique qui permet des interactions complètes entre ses logiciels et la gestion commerciale de Sage, d'un niveau bien supérieur à celles offertes par les connecteurs dont Oxatis disposait déjà.

L'évolution de Sage et Ciel e-commerce limitée à l'essentiel

Ce travail était d'autant plus nécessaire qu'il va permettre à Oxatis de faire migrer, s'ils le souhaitent, les actuels utilisateurs de Sage e-commerce et de Ciel e-commerce vers ses logiciels de façon quasi transparente. Du reste, ils y seront fortement incités : « Nous continuerons d'assurer le bon fonctionnement des infrastructures qui permettent aux boutiques des clients de Sage de fonctionner. En revanche, nous limiterons la mise à jour des produits aux problématiques légales mais ne ferons pas évoluer les fonctions qu'ils proposent », prévient Marc Schilaci. Et pour cause, ce dernier avoue sans peine que le but ultime de ce rachat est de faire grossir la base installée d'Oxatis qui compte aujourd'hui 7 300 clients dans quatre pays. Sage, en revanche, ne communique pas sur la taille de son portefeuille clients dans le domaine du e-commerce. Tout juste sait-on qu'elle est bien moins importante que celle d'Oxatis.

« En 2013, 69% des Français achètent ou ont acheté à distance (source : Fevad 2013) ; le marché du e-commerce est en plein essor et représente d'ores et déjà 75 000 emplois. Ce succès ne profite pas qu'aux grandes enseignes. Le e-commerce est devenu un outil de développement incontournable pour nos PME, TPE et artisans. » Alors pourquoi diable Sage désinvestit-il le secteur plutôt que de profiter de ses larges moyens pour s'y renforcer ? « L'édition de solutions de commerce électronique est une affaire de spécialistes, répond Marc Schilaci . Nous et nos homologues sommes les seuls à avoir déjà suffisamment investis pour offrir aux entreprises des outils robustes au moment où toutes veulent être présentes sur le web marchand »

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